Hospitalisé à Milan pendant plusieurs semaines, il est sorti il y a peu. Les séquelles physiques sont lourdes, mais le traumatisme psychologique reste tout aussi présent.
“La véranda s’est transformée en chambre à gaz”
Dans un entretien accordé au quotidien italien La Repubblica, relayé par Blick, Filippo décrit une scène d’une violence extrême. Une jeune fille aurait couru en criant qu’il fallait fuir. Puis les flammes ont jailli.
“Les flammes ont atteint mon dos”, raconte-t-il. La panique s’est emparée du lieu. Les clients se sont rués vers la sortie, mais la fumée envahissait déjà l’espace. “La véranda s’était transformée en chambre à gaz. En un instant, tout le monde s’est évanoui”, se souvient-il.
Un réflexe salvateur sous une table

Au cœur du chaos, un geste instinctif lui sauve la vie : il se réfugie sous une table. “Je priais pour ne pas mourir pendant que les flammes dévoraient mon dos”, confie-t-il. Ce réflexe, aussi simple qu’instinctif, lui aurait permis d’échapper à la fumée toxique et à la propagation immédiate du feu.
Il conserve encore le jean qu’il portait ce soir-là, marqué par des traces de sang. Il explique avoir tenté de glisser ses mains brûlées dans ses poches pour attraper son téléphone et appeler à l’aide, en vain.
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