À peine quelques mois après son arrivée à la tête de la mairie de Carcassonne, Christophe Barthès fait de nouveau parler de lui.

Le maire issu du Rassemblement national a annoncé son refus de mettre des locaux municipaux à disposition du consulat d’Algérie pour l’organisation des prochaines élections législatives algériennes, une décision qu’il justifie par le contexte diplomatique actuel entre les deux pays.
Jeudi 11 juin, Christophe Barthès a officialisé sa décision de ne pas mettre de bâtiments municipaux à disposition du consulat d’Algérie pour l’organisation du scrutin législatif prévu le 2 juillet.
Selon les informations communiquées par la municipalité, les autorités consulaires algériennes avaient sollicité la ville afin d’installer des bureaux de vote destinés aux ressortissants algériens résidant en France.
Dans un message diffusé sur les réseaux sociaux de la commune, le maire estime que la ville n’a pas vocation à mobiliser ses moyens pour participer à l’organisation d’un scrutin relevant d’un État étranger dans le contexte actuel.

Une décision motivée par le contexte diplomatique
Pour justifier sa position, l’élu invoque les relations particulièrement tendues entre la France et l’Algérie ces derniers mois.
Christophe Barthès fait notamment référence à plusieurs dossiers qui ont alimenté les échanges entre les deux pays. Parmi eux figurent les situations de l’écrivain Boualem Sansal ainsi que du journaliste sportif Christophe Gleizes.
Selon le maire, ces éléments participent au contexte qui l’a conduit à refuser la mise à disposition des infrastructures municipales pour cette consultation électorale.
Un message adressé aux habitants d’origine algérienne

Face aux réactions suscitées par cette annonce, Christophe Barthès a tenu à préciser que sa décision ne visait pas les ressortissants algériens vivant à Carcassonne.
L’élu affirme qu’il s’agit d’une position politique dirigée contre les autorités algériennes et non contre la communauté algérienne présente sur le territoire communal.
Cette précision intervient alors que la question de l’organisation des scrutins étrangers en France suscite régulièrement des débats au sein de certaines collectivités locales.


