
Dimanche, un grave accident ferroviaire s’est produit près de la commune d’Adamuz, dans la province de Cordoue. Deux trains à grande vitesse circulant sur des voies adjacentes sont violemment entrés en collision, entraînant le déraillement de plusieurs wagons. Le choc, décrit comme d’une brutalité extrême par les autorités, a immédiatement déclenché une mobilisation massive des secours dans toute la région.
Les circonstances de l’accident encore floues
Selon les premières informations communiquées par le ministre espagnol des Transports, Oscar Puente, les derniers wagons d’un train de la compagnie Iryo reliant Malaga à Madrid ont déraillé avant de percuter un autre convoi. Ce second train, exploité par Renfe, circulait en sens inverse vers Huelva. La violence de l’impact a projeté hors des rails les premiers wagons du train national, aggravant considérablement le bilan.

Un lourd tribut humain
Le drame a coûté la vie à au moins 21 personnes, selon un bilan provisoire communiqué par la Garde civile espagnole. Les autorités régionales andalouses recensent également plus de 70 blessés, dont une trentaine dans un état jugé critique, laissant craindre une possible aggravation du nombre de victimes. À ce stade, l’identité des personnes décédées n’a pas encore été rendue publique.
Une mobilisation massive des secours

Dès les premières minutes, d’importants moyens de secours ont été déployés sur place. Ambulances, équipes médicales, pompiers et forces de sécurité ont convergé vers la zone du drame, dans des conditions particulièrement difficiles. Le chef des pompiers de Cordoue, Francisco Carmona, a évoqué des wagons totalement disloqués, piégeant certains survivants au milieu des structures métalliques déformées.
Des témoignages glaçants de passagers
Les récits des passagers rescapés décrivent des scènes d’une rare violence. Lucas Meriako, voyageur à bord du train Iryo, a confié avoir eu l’impression de vivre « un film d’horreur », évoquant des éclats de verre, des cris et une panique généralisée. Un journaliste de la radio publique RNE, présent dans l’un des trains, a comparé la secousse à un véritable tremblement de terre, précisant que les passagers ont dû briser les vitres à l’aide de marteaux de secours pour s’extraire des wagons.
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