
Deux formes principales existent sur le marché. Les comprimés, souvent formulés avec des arômes appétents pour faciliter la prise, peuvent être donnés directement ou glissés dans la nourriture. Les pipettes à usage unique, quant à elles, s’appliquent sur la peau de l’animal — de préférence dans la nuque ou entre les épaules — afin qu’il ne puisse pas les lécher. Le principe actif pénètre alors directement dans le sang pour éliminer les larves migratrices et les vers adultes.
En cas de doute sur le produit adapté à son animal, il est conseillé de solliciter l’avis d’un vétérinaire ou d’un pharmacien. Les besoins d’un chiot, d’un chat adulte vivant en appartement ou d’un chien évoluant en milieu rural ne sont pas identiques, et un mauvais dosage peut réduire l’efficacité du traitement antiparasitaire.
Ténias, ascaris, ankylostomes: des parasites qui colonisent bien au-delà de l’intestin
Les vers intestinaux sont, selon les spécialistes, « plus difficiles à repérer en comparaison aux puces ou aux tiques », alors même que leurs conséquences peuvent être « toutes aussi graves voire pires ». Parmi les principaux parasites identifiés: les ténias, les ascaris et les ankylostomes, chacun ciblant des organes différents.

Certains de ces vers se logent dans l’intestin, mais d’autres empruntent les vaisseaux sanguins pour atteindre le cœur ou les poumons. Les symptômes les plus visibles s’observent généralement chez les chiots et les chatons, dont l’organisme est plus vulnérable face à une colonisation parasitaire.
Un animal peut héberger ces parasites sans présenter de signes extérieurs évidents, ce qui rend la vermifugation préventive d’autant plus importante. Attendre l’apparition de symptômes pour agir expose l’animal à des complications internes potentiellement sévères, et retarde une prise en charge vétérinaire adaptée.
Un risque souvent sous-estimé
Les parasites intestinaux sont l’un des problèmes de santé animale les plus fréquents en France. Contrairement aux puces ou aux tiques, ils restent souvent invisibles jusqu’à un stade avancé d’infestation. Certaines espèces, comme le toxocara, sont classées comme zoonoses: des maladies transmissibles de l’animal à l’homme.
Transmission à l’homme: quand une caresse peut suffire à infecter
Le risque ne s’arrête pas à l’animal. Les vers peuvent être transmis de l’animal vers l’homme, et les conséquences sont parfois graves. Les ankylostomes, à l’état larvaire dans le sol, sont capables de traverser la peau humaine. Leur trajet sous-cutané est alors visible à l’œil nu, sous forme d’un sillon progressif.

Les œufs de toxocara présentent un danger encore plus sérieux: une fois ingérés accidentellement, ils peuvent éclore dans l’organisme humain. Les larves qui en résultent sont susceptibles de migrer jusqu’au cerveau et aux yeux, provoquant dans certains cas une perte de la vue ou des troubles neurologiques.

