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23 septembre 2026
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Xavier Dupont de Ligonnès voulait quitter sa femme : qui est Catherine, sa maîtresse pour laquelle il voulait tout plaquer ?

Cette absence prolongée alimente les fantasmes. L’affaire, devenue l’une des plus marquantes du XXIe siècle en France, fascine autant qu’elle dérange. Les enquêteurs, eux, continuent de scruter le moindre indice susceptible de relancer la traque.

Catherine, l’amour retrouvé et les confidences troublantes

Une enquête de presse révèle un pan intime de la vie du suspect. En 2009, Xavier Dupont de Ligonnès reprend contact avec une ancienne compagne de jeunesse, prénommée Catherine. Un document informatique intitulé “Ma Catherine”, retrouvé dans ses traces numériques, dévoile un homme en proie à des tourments profonds.

Dans ce message, il confie ses insomnies, ses idées sombres et évoque une fuite « radicale et définitive ». Il décrit un naufrage financier, parle de dettes pressantes et sollicite une aide conséquente pour « recommencer une nouvelle vie ». Plus glaçantes encore sont certaines phrases où il imagine incendier sa maison après avoir administré des somnifères, ou provoquer un accident pour permettre à son épouse de percevoir une assurance-vie.

Ces écrits, adressés à celle qui fut son amour d’adolescence et devenue chef d’entreprise, dessinent le portrait d’un homme acculé, oscillant entre détresse et calcul. Ils constituent aujourd’hui l’un des éléments les plus troublants du dossier.

Les traces numériques au cœur de l’enquête

Pour certains anciens enquêteurs, la clé réside dans le numérique. Gilles Galloux, ex-policier de la PJ reconverti dans la cybercriminalité, soutient que le fugitif serait toujours en vie. Selon lui, l’analyse des connexions, adresses IP et pseudonymes utilisés par Xavier Dupont de Ligonnès révèle une maîtrise technologique incompatible avec un suicide improvisé.

L’exploitation d’un ordinateur Toshiba ancien modèle aurait permis d’isoler des millions de données exploitables, malgré un retard initial dans les investigations. Des dizaines de pseudonymes et de comptes en ligne ont été identifiés, témoignant d’une activité numérique dense et méthodique.

Pour Gilles Galloux, cette sophistication plaide en faveur d’une cavale préparée plutôt que d’une disparition définitive. Une conviction qui nourrit encore le débat parmi les spécialistes du dossier.

 

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