Il ira jusqu’à envisager de tout abandonner. « Je voulais arrêter le tennis, échapper à toute cette attention », dit-il. Une pensée radicale qui illustre l’ampleur du désarroi vécu par celui que la France célébrait alors comme son plus grand champion.
Quarante ans de silence avant cette confession au Telegraph
C’est la première fois que Yannick Noah évoque publiquement cette escroquerie avec une telle précision. Il aura fallu quatre décennies pour que l’ancien numéro un français mette des mots sur cet épisode, dans un entretien au Telegraph daté du 3 septembre.
La démarche témoigne d’une volonté de transparence sur une période que la narration officielle de sa carrière — Roland-Garros, la musique, les succès en Coupe Davis — avait jusqu’ici largement occulté. En nommant lui-même son escroqueuse et en encourageant le lecteur à vérifier, Noah choisit de ne plus porter seul ce secret.
Quarante ans après les faits, Yannick Noah choisit de nommer son escroqueuse et d’assumer publiquement sa vulnérabilité d’alors. « J’étais un jeune homme sensible et rêveur »: c’est sur cette phrase, simple et sans fard, qu’il résume une période que le mythe du champion avait longtemps effacée.
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