Ville de lumière et de contrastes, Marseille continue de fasciner autant qu’elle interroge. Si son décor méditerranéen et son identité populaire séduisent, un récent rapport européen vient rappeler une réalité plus rugueuse, faite de propreté défaillante et d’un sentiment d’insécurité largement partagé par ses habitants.
Selon une vaste enquête menée par la Commission européenne auprès de plus de 70 000 habitants dans de grandes métropoles du continent, Marseille figure parmi les villes les moins bien classées en matière de qualité de vie. Passées au crible, des cités comme Zurich, Turin, Malmö ou Cracovie servent de points de comparaison. Résultat : Marseille se retrouve sur la troisième marche des villes européennes jugées les plus sales, derrière Palerme et Rome, un constat difficile à concilier avec l’image touristique que la ville cherche à promouvoir.
Une propreté urbaine largement contestée par les habitants
Le rapport met en évidence un malaise bien ancré dans le quotidien marseillais. Près de 65 % des habitants estiment que l’espace public est mal entretenu, évoquant déchets persistants, tags omniprésents et ramassage des ordures jugé irrégulier. Dans plusieurs quartiers populaires, ce sentiment est encore plus marqué, nourrissant l’idée d’un service public à géométrie variable. Pour beaucoup, ce constat n’a rien de nouveau : la dégradation progressive de l’environnement urbain est devenue une banalité.
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