
Présentée comme une alternative plus écologique à l’inhumation et à la crémation, cette technique commence à se développer dans certaines régions du monde et vient récemment d’être autorisée dans un pays européen.
Les traditions liées aux obsèques connaissent depuis plusieurs années des transformations importantes. En France, l’inhumation reste encore la pratique la plus répandue, mais la crémation a connu une progression spectaculaire au cours des dernières décennies.
Selon une enquête menée en 2024 par l’OGF, spécialiste des services funéraires, en partenariat avec Ipsos, la crémation représente désormais environ 46 % des obsèques en France, soit près d’une cérémonie sur deux. Cette évolution illustre un changement profond dans les choix des familles.
Le contraste avec les années 1980 est particulièrement frappant : à cette époque, la crémation ne concernait qu’environ 1 % des obsèques. Cette progression témoigne de l’évolution des mentalités et de la recherche de nouvelles pratiques.
L’aquamation, une technique encore peu connue

Parmi les alternatives émergentes figure l’aquamation, parfois appelée « crémation par l’eau » ou « crémation verte ». Cette méthode repose sur un procédé de décomposition accélérée utilisant de l’eau et une solution alcaline, plutôt que la combustion.
Dans ce processus, le corps du défunt est d’abord enveloppé dans un linceul biodégradable, souvent fabriqué en fibres naturelles comme la soie ou la laine. Il est ensuite placé dans une cuve hermétique sous pression contenant un mélange composé d’environ 95 % d’eau et 5 % d’hydroxyde de potassium.
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