Suivez-nous
7 juin 2026

Affaire Bruel : Anny Duperey seule contre tous, la polémique s’emballe

L’affaire Patrick Bruel, visé par de nombreuses accusations de viols et d’agressions sexuelles, continue de diviser le monde médiatique. Alors que des personnalités comme Lio et Flavie Flament haussent le ton contre le chanteur, la comédienne Anny Duperey choisit, elle, de nager à contre-courant en prenant ouvertement sa défense.

Publicité

En bref

  • Lio et Flavie Flament brisent le silence contre Bruel
  • Anny Duperey seule à défendre publiquement le chanteur
  • Concerts annulés avant tout jugement, la polémique s’intensifie

Lio et Flavie Flament : la parole se libère

Au fil des jours, des personnalités publiques acceptent de sortir du silence sur l’affaire Patrick Bruel. Dans les colonnes de La Dépêche du Midi, la chanteuse Lio s’exprime sans détour : « On le sait depuis des années… Qu’il aille se faire soigner ! Il faut lui apprendre à rentrer son sexe, je suis désolée, il a un problème. »

Deux femmes vues de dos dans un couloir de studio télévisé, évoquant une prise de parole publique
Image d’illustration © #etrehrx

De son côté, Flavie Flament, ex-animatrice de Télématin, s’interroge dans les pages du magazine ELLE sur ceux qui doutent encore. « Je cherche à comprendre cet aveuglement face à trente témoignages de femmes », déclare-t-elle, ajoutant avec une certaine empathie : « Déboulonner son idole, cela peut être très douloureux, je ne leur en veux pas. »

Ces prises de position successives illustrent un mouvement de fond : à ce stade, les soutiens publics du chanteur se comptent sur les doigts de la main.

30
C’est le nombre de témoignages de femmes évoqué par Flavie Flament pour interpeller les partisans du chanteur.

Anny Duperey : une diatribe contre les accusatrices

Anny Duperey fait figure d’exception dans ce paysage médiatique. La comédienne persiste à soutenir Patrick Bruel, l’ex-compagnon d’Amanda Sthers, malgré les témoignages accablants qui s’accumulent.

Magazine ouvert sur une interview, illustrant les déclarations d'Anny Duperey dans la presse
Image d’illustration © #etrehrx

Dans l’émission Domino, disponible sur YouTube sur la chaîne ABC Talk TV, elle avait déjà affirmé : « Je pense que c’est lui qui aurait pu porter plainte pour agression sexuelle avec les filles qui se jetaient sur lui. »

Une récente interview accordée au magazine Public enfonce le clou. L’actrice y réitère ses propos, évoquant un reportage ancien : « Les filles se jetaient sur lui […] Quand elles sont hystériques et qu’elles veulent quelque chose, elles n’ont aucune pudeur. Aucune. Ça fonce une nana. » Des déclarations qui risquent de provoquer une vive réaction.

L’affaire Patrick Bruel en bref

Patrick Bruel, chanteur et acteur français très populaire, est visé par plusieurs accusations de viols et d’agressions sexuelles. Ces révélations ont conduit à l’annulation de ses concerts avant toute décision de justice. L’affaire s’inscrit dans un contexte plus large de libération de la parole des victimes présumées de violences sexuelles dans le milieu du spectacle.

« La mise à mort populaire » : Duperey dénonce l’annulation des concerts

Interrogée sur les accusations pesant contre le chanteur, Anny Duperey nuance tout en maintenant sa ligne : « Je ne sais pas ce qu’il a fait, ce qu’il n’a pas fait, peut-être il a été lourdingue avec des nanas. Est-ce au point de briser une carrière ? »

Salle de concert vide avec scène déserte, illustrant l'annulation des concerts de Patrick Bruel
Image d’illustration © #etrehrx

La comédienne se dit « profondément féministe » et reconnaît l’existence d’abus et d’abus de pouvoir. Mais elle pointe ce qu’elle perçoit comme une dérive : « Cette manie où toutes les semaines il y a un mec connu à abattre, ça, ça m’énerve. »

C’est surtout l’annulation des concerts de Patrick Bruel, décidée avant tout jugement, qui la révolte. « C’est la mise à mort populaire », dénonce-t-elle, une formule qui résume sa position et qui pourrait déclencher une forte contre-attaque de la part des soutiens aux victimes présumées.

Une affaire qui divise profondément le monde médiatique

L’affaire Patrick Bruel cristallise des tensions bien au-delà du cas personnel du chanteur. Elle pose des questions fondamentales sur la présomption d’innocence, le rôle de la justice et la responsabilité des médias face aux accusations graves d’agression sexuelle.

Groupe de personnes anonymes de dos en discussion, illustrant le débat public autour de l'affaire Bruel
Image d’illustration © #etrehrx

D’un côté, des personnalités comme Lio et Flavie Flament estiment que trente témoignages constituent un signal impossible à ignorer. De l’autre, Anny Duperey s’inquiète d’une condamnation sociale qui précède tout verdict judiciaire.

Ce débat dépasse le seul cas Bruel : il interroge la société française sur la manière dont elle traite les accusations publiques, entre nécessaire libération de la parole et respect des principes fondamentaux du droit à la défense, piliers d’un système de justice équitable.

L’affaire Patrick Bruel est loin d’être close. Si la grande majorité des voix publiques se range du côté des accusatrices, la position solitaire d’Anny Duperey met en lumière une tension réelle entre condamnation morale et présomption d’innocence. La justice devra, in fine, trancher. En attendant, le débat qu’elle alimente dans les médias et sur les réseaux sociaux révèle combien ces affaires touchent aux fondements mêmes de la société française.

Publicité
Publicité
Partager sur Facebook