Des documents américains qui relancent la polémique
Les échanges évoqués proviennent d’archives publiées par le ministère américain de la Justice, dans lesquelles figurent des correspondances impliquant Jeffrey Epstein. La révélation a immédiatement suscité une vive attention médiatique en France, notamment après une enquête publiée par Mediapart.

Ces éléments ont replacé au premier plan des relations anciennes, remontant à une période antérieure à la révélation des crimes du financier américain, aujourd’hui au cœur de l’un des plus grands scandales judiciaires internationaux.
Une société « offshore » au cœur des interrogations
L’enquête journalistique s’appuie sur des documents de la justice américaine indiquant que Caroline Lang aurait fondé en 2016 une société dite « offshore » avec Jeffrey Epstein. Dans son communiqué, elle parle d’une simple relation de connaissance, qualifiant Epstein de « mécène généreux » dont le projet de constituer un fonds destiné à favoriser l’acquisition d’œuvres d’art lui avait semblé, à l’époque, « pertinent » et parfaitement légal.
Elle affirme n’avoir tiré « aucune rémunération ni aucun bénéfice » de cette structure et précise avoir quitté toute fonction en lien avec celle-ci dès que les agissements criminels d’Epstein ont été rendus publics.
Les explications publiques de Jack Lang

Quelques heures plus tôt, Jack Lang, ancien ministre de la Culture et actuel président de l’Institut du monde arabe, avait lui aussi réagi dans un communiqué transmis à l’AFP. Il y assume « pleinement les liens » qu’il avait entretenus avec Epstein, tout en rappelant qu’à l’époque, « rien ne laissait supposer » l’ampleur du réseau criminel auquel le financier serait ultérieurement associé.

