La détermination de Mary s’est transformée en un effort pour libérer Boo des chaînes de son existence précédente – marquée par l’industrialisation et la marchandisation. Lorsqu’elle est arrivée pour réclamer son nouveau compagnon, l’énormité du physique de Boo était palpable ; il semblait presque immobilisé par sa propre masse. Son poids corporel a pesé sur sa fonction respiratoire, s’accentuant par un peigne violacé et des expirations laborieuses. Pendant tout le voyage de retour, l’inquiétude s’est emparée de Mary – une reconnaissance poignante que la survie de Boo était loin d’être assurée.

Au sein du foyer, les journées de Boo se sont métamorphosées en une véritable tapisserie d’activités joyeuses. Les galopades libres entrecoupées d’étreintes chaleureuses de la part de ses humains sont devenues sa norme. Un engin familièrement appelé « poussette pour chien » facilitait sa participation aux sorties familiales.

Boo, son avatar sur la toile, sa page Instagram, est un coq qui s’épanouit un peu partout. Les photos et les légendes évoquent un sens de la narration ; sa présence est imprimée dans des espaces et des temps variés. Les vignettes de son interaction avec ses proches se déroulent – qu’il s’agisse de la présence pendant le tricot ou de sa proximité du piano, où des mélodies inexprimées offrent un lien unique avec son propriétaire.

Les interactions de Boo sont le reflet de son intelligence et témoignent du lien qu’il tisse avec sa famille. Il est conscient de son cercle familial, sachant distinguer les limites de sa propriété.

