Son témoignage a mis en évidence l’incompréhension des bénévoles face à un tel niveau de négligence, dans un contexte où les besoins fondamentaux des chevaux — accès constant à l’eau et à la nourriture — n’avaient manifestement pas été assurés pendant plusieurs semaines.
Un procès marqué par la récidive et l’attente d’un verdict symbolique
À l’audience du tribunal correctionnel d’Albertville, Catherine a refusé de s’exprimer, niant même être la propriétaire des chevaux. L’agent de la DDETSPP a rappelé l’obligation légale de fournir aux équidés un accès permanent à l’eau et à la nourriture, particulièrement dans des conditions climatiques difficiles en altitude.

Le tribunal a été informé des antécédents de Catherine en matière de maltraitance animale, avec plusieurs procédures similaires engagées à son encontre au cours des 15 dernières années. Cette récidive a pesé dans les réquisitions du parquet.
Le procureur a requis deux mois de prison avec sursis et une amende de 9 000 euros, dont 5 000 euros avec sursis, ainsi qu’une interdiction de détenir des chevaux pendant cinq ans. L’avocate de l’association a également demandé une compensation financière pour couvrir les frais de pension des animaux. L’affaire a été mise en délibéré au 14 avril 2025.
L’affaire des chevaux de Bourg-Saint-Maurice illustre les limites des mises en demeure administratives face à des propriétaires récalcitrants, et la nécessité d’une réponse judiciaire ferme. Au-delà du cas individuel de Catherine, ce procès cristallise les attentes des associations de protection animale, qui espèrent qu’un verdict exemplaire contribuera à renforcer la prise de conscience collective sur les devoirs des propriétaires d’animaux. Le sort réservé à ces deux chevaux rappelle que la vigilance citoyenne — comme ce promeneur qui a donné l’alerte — reste souvent le premier maillon d’une chaîne de protection encore trop fragile.
Articles suggérés
Retraite à 1 200 €: qui y a vraiment droit parmi les nés entre 1960 et 1964
Un complément de retraite à 1 200 euros circule largement dans les discussions sur la pension des Français nés entre 1960 et 1964. Mais…

