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16 juillet 2026
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Bourg-Saint-Maurice : deux chevaux affamés, leur propriétaire devant la justice

Son témoignage a mis en évidence l’incompréhension des bénévoles face à un tel niveau de négligence, dans un contexte où les besoins fondamentaux des chevaux — accès constant à l’eau et à la nourriture — n’avaient manifestement pas été assurés pendant plusieurs semaines.

70 litres
C’est la quantité d’eau bue d’un coup par l’un des chevaux à son arrivée dans l’association, révélant l’étendue de sa déshydratation.

Un procès marqué par la récidive et l’attente d’un verdict symbolique

À l’audience du tribunal correctionnel d’Albertville, Catherine a refusé de s’exprimer, niant même être la propriétaire des chevaux. L’agent de la DDETSPP a rappelé l’obligation légale de fournir aux équidés un accès permanent à l’eau et à la nourriture, particulièrement dans des conditions climatiques difficiles en altitude.

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Un procès marqué par la récidive et l'attente d'un verdict symbolique
Image d’illustration © #etrehrx

Le tribunal a été informé des antécédents de Catherine en matière de maltraitance animale, avec plusieurs procédures similaires engagées à son encontre au cours des 15 dernières années. Cette récidive a pesé dans les réquisitions du parquet.

Le procureur a requis deux mois de prison avec sursis et une amende de 9 000 euros, dont 5 000 euros avec sursis, ainsi qu’une interdiction de détenir des chevaux pendant cinq ans. L’avocate de l’association a également demandé une compensation financière pour couvrir les frais de pension des animaux. L’affaire a été mise en délibéré au 14 avril 2025.

L’affaire des chevaux de Bourg-Saint-Maurice illustre les limites des mises en demeure administratives face à des propriétaires récalcitrants, et la nécessité d’une réponse judiciaire ferme. Au-delà du cas individuel de Catherine, ce procès cristallise les attentes des associations de protection animale, qui espèrent qu’un verdict exemplaire contribuera à renforcer la prise de conscience collective sur les devoirs des propriétaires d’animaux. Le sort réservé à ces deux chevaux rappelle que la vigilance citoyenne — comme ce promeneur qui a donné l’alerte — reste souvent le premier maillon d’une chaîne de protection encore trop fragile.

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