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7 octobre 2026
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Choc à Crans-Montana : ce ticket de caisse retrouvé chez Jacques et Jessica Moretti remet en question leur version sur l’incendie

Jusqu’à présent, Jacques Moretti affirmait avoir acheté ce matériau dans un magasin de bricolage suisse de l’enseigne Hornbach. Or la facture produite indique que la mousse aurait en réalité été achetée auprès d’un grossiste allemand, ce qui introduit une contradiction importante dans les déclarations du propriétaire.

Une facture potentiellement déterminante pour l’enquête

Le document mentionne que le matériau aurait été vendu au couple pour un montant de 13 464 francs suisses par un fournisseur allemand spécialisé dans les tissus d’aménagement, les mousses isolantes et divers revêtements.

Cette révélation pourrait avoir des conséquences majeures pour la suite de l’enquête. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si les matériaux utilisés dans le bar respectaient les normes de sécurité applicables aux établissements recevant du public.

La découverte de cette facture oblige désormais Jacques Moretti à s’expliquer sur ce changement de version. Les avocats des familles de victimes s’intéressent également de près à cette pièce du dossier, qui pourrait éclairer l’origine du matériau incriminé.

Une entraide judiciaire lancée avec l’Allemagne

À la suite de la découverte du ticket de caisse, le procureur chargé de l’affaire a demandé une coopération judiciaire avec les autorités allemandes. L’objectif est de vérifier l’authenticité du document et d’obtenir des informations complémentaires sur le fournisseur mentionné sur la facture.

Selon les premières vérifications, le grossiste commercialiserait bien une mousse correspondant à la référence P085, identique à celle qui aurait été achetée pour l’établissement en 2015.

Le produit est présenté comme « ininflammable » et « autoextinguible », et serait destiné notamment à l’aménagement de restaurants et de bars. Toutefois, les normes mentionnées par le fabricant concerneraient principalement des matériaux destinés à l’intérieur de véhicules.

Des zones d’ombre toujours nombreuses

Cette incohérence ne constitue qu’un élément parmi les nombreuses questions qui restent en suspens dans l’enquête. Les autorités cherchent toujours à comprendre les circonstances exactes de l’incendie et les raisons pour lesquelles le feu s’est propagé avec une telle rapidité.

Lors de la perquisition, une autre facture a également été découverte. Datée du 23 décembre 2025, elle provient cette fois du magasin Hornbach. Les enquêteurs tentent désormais de déterminer si ce document concerne des travaux récents ou d’autres matériaux présents dans l’établissement.

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