À l’hôpital, une IRM est réalisée. Elle conclut que la migraine et le problème urinaire n’ont aucun lien. Les médecins drainent 2,5 litres de liquide de sa vessie et lui posent un cathéter, un petit tube qui permet d’évacuer l’urine dans une poche.
Elle rentre chez elle avec cet équipement, en espérant que tout rentrera dans l’ordre. Deux semaines plus tard, rien n’a changé.
Scanner, examens urodynamiques, Botox: cinq ans sans diagnostic officiel
Ce qui devait être temporaire est devenu son quotidien. Scanner, examens urodynamiques, consultations à répétition: cinq ans plus tard, Kirstie n’a toujours pas de diagnostic officiel.
Elle a aussi tenté des injections de Botox pour détendre les muscles de sa vessie, sans succès.
Un poste à distance et un cathéter à vider toutes les quatre heures
Kirstie a dû réorganiser toute sa vie. Impossible de continuer son travail en présentiel: elle a opté pour un poste à distance afin de gérer ses soins en toute discrétion, depuis chez elle.
Se cathétériser soi-même n’a rien d’anodin. « C’était très douloureux et extrêmement difficile », confie-t-elle. « Je pouvais y passer une demi-heure, un miroir à la main. C’était épuisant, émotionnellement et physiquement. »
Aujourd’hui, elle vide sa vessie manuellement toutes les quatre heures et transporte en permanence une poche de recueil. Parfois, en public, des incidents arrivent. « C’était très gênant et bouleversant », dit-elle simplement.
Syndrome de Fowler: un diagnostic qu’elle peine à faire reconnaître
Kirstie pense souffrir du syndrome de Fowler, une pathologie rare dans laquelle un dysfonctionnement musculaire empêche la vessie de se vider spontanément. Ce trouble touche principalement les femmes jeunes. Elle doit pourtant se battre pour que ce diagnostic lui soit reconnu officiellement.
Articles suggérés
Édouard Philippe veut la retraite à 65 ans et 45 annuités
Candidat Horizons à la présidentielle de 2027, Édouard Philippe a choisi de sortir de sa réserve après des signaux d'alerte dans son propre camp.…

