Des dizaines de jeunes extraits à mains nues
Lorsque l’ouverture se crée, des dizaines d’adolescents parviennent à sortir, brûlés, intoxiqués, mais vivants. Paolo Campolo les aide un à un, sans gants, sans protection. « Ils demandaient de l’aide », se souvient-il. Guidé par une seule pensée — cela aurait pu être ses enfants — il agit sans relâche. À la question de savoir s’il existait une autre issue de secours, sa réponse est sans appel : « Non, il n’y avait rien ».
Solidarité et scènes inoubliables
Au milieu de l’horreur, Paolo retient aussi une solidarité exceptionnelle. Des établissements voisins ont accueilli les blessés, les installant jusque dans leurs cuisines pour les aider à respirer, à rester conscients. Mais certaines images le poursuivent : le regard de victimes gravement brûlées, conscientes qu’elles sont peut-être en train de mourir, suppliant qu’on ne les abandonne pas. « C’est quelque chose qui ne s’efface jamais », conclut-il.
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