2. Les critiques : une sanction collective

Les opposants à cette politique dénoncent surtout le principe de responsabilité collective. Dans de nombreux cas, l’expulsion concerne toute la famille alors que seul un membre — parfois un adolescent — est impliqué dans le trafic.
Les critiques soulignent plusieurs risques :
-
punir des parents ou des frères et sœurs qui n’ont rien fait
-
précariser encore davantage des familles déjà fragiles
-
déplacer le problème plutôt que le résoudre (le trafic se déplace ailleurs)
Des associations de défense du droit au logement estiment également que le logement social ne devrait pas être utilisé comme levier pénal, car cela mélange politique de sécurité et politique sociale.
3. Une mesure juridiquement encadrée
En pratique, l’expulsion n’est pas automatique. Elle doit être validée par un juge et le bailleur doit démontrer que le logement est réellement utilisé pour le trafic ou que l’ordre public est gravement troublé.
La loi adoptée en juin 2025 permet notamment :
-
la résiliation du bail en cas de trafic dans le logement
Articles suggérés
Édouard Philippe veut la retraite à 65 ans et 45 annuités
Candidat Horizons à la présidentielle de 2027, Édouard Philippe a choisi de sortir de sa réserve après des signaux d'alerte dans son propre camp.…

