Sur le terrain, il affronte les mêmes dangers, les mêmes tensions que ses collègues. Pourtant, ce ne sont pas toujours les situations opérationnelles qui le marquent le plus. Ce sont les regards, les remarques, les insinuations qui le blessent davantage.
Il raconte ces moments où, en intervention, des individus l’interpellent en évoquant ses origines plutôt que son statut d’agent de police. Une manière de le renvoyer à une identité qu’il n’a jamais opposée à sa mission.
Servir sans renier qui l’on est
Pour lui, il n’y a pas de camp à choisir. Il n’y a que le devoir professionnel et l’attachement aux principes républicains. Être policier ne signifie pas renier son histoire familiale, mais l’inscrire dans une trajectoire personnelle cohérente. Son parcours illustre la diversité réelle des forces de l’ordre, loin des clichés souvent véhiculés.
Ce témoignage met en lumière une réalité rarement exprimée publiquement : celle de policiers issus de l’immigration confrontés à une forme de suspicion permanente. Ils doivent prouver deux fois plus qu’ils sont à leur place, alors même qu’ils remplissent la même mission que leurs collègues.
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