Alors que plusieurs cas graves détectés à bord d’un navire de croisière suscitent une attention internationale, les autorités sanitaires renforcent leur surveillance autour du hantavirus.

Cette maladie virale, encore peu connue du grand public, peut provoquer des complications importantes après une exposition à des rongeurs contaminés ou à des environnements fermés contenant des particules infectées.
L’Organisation mondiale de la santé suit actuellement plusieurs cas suspects liés à un possible hantavirus après des signalements survenus à bord d’un bateau de croisière dans l’Atlantique. Les investigations se poursuivent afin de déterminer précisément l’origine des contaminations et les circonstances de transmission.
Les hantavirus appartiennent à une famille de virus présents principalement chez certains rongeurs sauvages. Contrairement à d’autres infections respiratoires très contagieuses, ils se transmettent rarement entre humains.
Selon les autorités sanitaires suisses, une seule souche extrêmement rare présenterait un risque limité de transmission interhumaine. Dans la majorité des situations, la contamination survient après un contact indirect avec des animaux infectés.
Les souris sauvages, rats et campagnols constituent les principaux réservoirs naturels du virus.
Une contamination souvent liée aux poussières contaminées

Les rongeurs porteurs du virus peuvent éliminer des particules infectieuses dans leur urine, leur salive ou leurs excréments. Lorsque ces matières sèchent, elles peuvent se disperser dans l’air sous forme de fines poussières inhalées par l’être humain.


