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5 août 2026
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Il a dû renoncer au football à cause de la taille de son entrejambe : “J’ai eu les croisés du calbar”

Une pression liée aux normes masculines

À 34 ans, Sikou Niakaté met des mots sur ce qu’il appelle « le syndrome du vestiaire ». Il comprend que cette peur est alimentée par une pression sociale sur la virilité. La taille du sexe devient, dans son esprit, une mesure absurde de sa valeur d’homme, renforcée par des stéréotypes raciaux et des injonctions implicites.

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Cette « guerre intérieure » le pousse à envisager des solutions médicales, cherchant à corriger ce qu’il perçoit comme une anomalie.

L’écart entre la peur et la réalité

Pourtant, ses expériences intimes viennent contredire ses angoisses. Ses partenaires ne perçoivent aucun problème. Le décalage entre le regard des autres et celui qu’il porte sur lui-même devient alors évident, mais difficile à dépasser. La honte persiste, nourrie par des années de silence.

Réalisateur et auteur, Sikou Niakaté décide finalement de faire de cette blessure intime un sujet de réflexion collective. Dans son documentaire Dans le noir, les hommes pleurent, il explore les masculinités et reçoit des centaines de témoignages d’hommes confrontés aux mêmes complexes silencieux.

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