
Parmi elles, des policiers de la BAC 75N, intervenus en première ligne au Bataclan, expriment un profond sentiment d’injustice face aux distinctions qu’ils estiment ne jamais avoir reçues.
Au sein de la brigade anticriminalité de nuit de Paris, les tensions persistent. Plusieurs policiers de la BAC 75N affirment ne pas avoir bénéficié de la reconnaissance attendue après leur intervention lors des attentats du 13 novembre 2015, alors même qu’ils figuraient parmi les premiers à pénétrer dans la salle du Bataclan. Ils dénoncent aujourd’hui une reconnaissance qu’ils jugent « à géométrie variable », estimant que leur engagement n’a pas été pleinement valorisé.
Le témoignage d’un ancien policier toujours marqué

Interrogé sur RTL le 31 mars, Alain Giraud, désormais retraité, fait état d’une frustration intacte. Il affirme n’avoir jamais reçu la Légion d’honneur, pourtant évoquée à l’époque au plus haut niveau de l’État. Selon lui, les critères invoqués pour justifier cette absence ne lui ont jamais été clairement communiqués, malgré ses démarches. Il évoque également une autre distinction, attribuée par la Ville de Paris, qui ne lui aurait jamais été remise, faute de validation administrative.
Une intervention au cœur du danger
L’ancien fonctionnaire revient sur les conditions de cette nuit du 13 novembre. Présent pendant plusieurs heures sur les lieux, dont plus d’une heure à l’intérieur du Bataclan, il décrit une progression à proximité immédiate des assaillants, dans un contexte de menace permanente. Ce vécu nourrit aujourd’hui un sentiment d’amertume, d’autant plus marqué qu’il constate que d’autres figures publiques ont été décorées. Au sein de son unité, cette incompréhension est partagée et alimente une colère persistante.
Un malaise plus large parmi les intervenants
Ce ressenti ne se limite pas à un cas isolé. Plusieurs témoignages relayés dans la presse évoquent un sentiment d’abandon chez les premiers intervenants, notamment ceux qui ont repris leur service dès le lendemain sans accompagnement spécifique. Certains affirment ne pas avoir été associés aux cérémonies officielles d’hommage. D’autres évoquent des difficultés à accéder à un soutien psychologique, parfois financé à titre personnel, malgré les conséquences durables de leur intervention.
Une attente de reconnaissance également chez les secouristes

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