Des millions de patients prennent chaque année des traitements destinés à soulager les troubles digestifs. Parmi eux, le métoclopramide, la dompéridone, le dropéridol et la métopimazine figurent parmi les plus connus. Ces molécules apparaissent régulièrement dans les alertes de la revue indépendante Prescrire, mais aussi dans les analyses de 60 Millions de consommateurs et de l’UFC-Que Choisir.
Leur efficacité contre les nausées n’est pas contestée, mais leur profil de sécurité suscite des inquiétudes croissantes.
Des risques cardiaques et neurologiques documentés
La dompéridone est associée à un risque accru de troubles du rythme cardiaque, pouvant aller jusqu’à des morts subites dans de rares cas. Ces effets sont particulièrement préoccupants chez les personnes âgées, les patients cardiaques ou ceux prenant d’autres médicaments.
Le métoclopramide, de son côté, est connu pour provoquer des effets neurologiques (troubles moteurs, agitation) et a été associé à un risque d’AVC lorsqu’il est utilisé de façon répétée ou à fortes doses. Le dropéridol et la métopimazine présentent également des risques cardiaques similaires.

Pourquoi ces médicaments restent-ils autant utilisés ?
Malgré les mises en garde répétées, ces traitements continuent d’être prescrits. Leur efficacité rapide, leur faible coût et la fréquence des symptômes qu’ils traitent expliquent en partie cette situation. Les nausées, vomissements et reflux sont des motifs de consultation très courants, ce qui favorise leur recours quasi systématique.
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