Ces antécédents ont été évoqués lors du procès, renforçant les interrogations sur la répétition de pratiques jugées à risque.
Des patients exposés à des risques de dépendance
Au cours de l’audience, la procureure a mis en avant les conséquences de ces prescriptions. Certains patients seraient devenus dépendants aux substances délivrées, illustrant les dangers d’un usage inadapté de ces médicaments.
Le médecin conteste toutefois cette analyse, affirmant avoir agi dans le but de soulager la souffrance de ses patients, sans intention de nuire.
L’hypothèse d’un trafic écartée

Un temps envisagée, la piste d’un trafic de drogue n’a finalement pas été retenue. Aucun enrichissement personnel ni circuit de revente n’a été établi par les enquêteurs, ce qui a conduit à écarter cette qualification.
Le prévenu a également réfuté les accusations le présentant comme impliqué dans un réseau illégal, affirmant que ses prescriptions relevaient uniquement de sa pratique médicale.
D’autres irrégularités relevées
L’enquête a également mis en lumière d’autres anomalies. Le praticien aurait délivré de nombreux arrêts de travail et bons de transport, y compris pour des patients résidant à l’étranger, ce qui a contribué à alourdir les charges retenues contre lui.
Ces éléments viennent compléter un dossier déjà dense, centré sur des pratiques médicales jugées non conformes.
Des réquisitions lourdes en attente du verdict
À l’issue de l’audience, le parquet a requis une peine de trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, ainsi qu’une amende de 30 000 euros. Une interdiction définitive d’exercer la médecine a également été demandée, soulignant la gravité des faits reprochés.
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