
À Milan-Cortina, où se déroulent les Jeux d’hiver, un autre chiffre fait parler : celui des préservatifs mis à disposition des athlètes. Une tradition bien ancrée qui, cette année, a pris les organisateurs de court.
Moins deux degrés à Antholz-Anterselva, moins trois à Cortina d’Ampezzo : le froid s’est installé sur les sites olympiques italiens, obligeant athlètes et délégations à multiplier doudounes, bonnets et gants. Pourtant, dans l’intimité du village olympique, l’ambiance semble nettement moins polaire.
Comme à chaque édition des Jeux, les organisateurs ont prévu un stock de préservatifs destiné aux participants. Une tradition instaurée depuis plusieurs décennies afin de promouvoir la prévention et la santé sexuelle au sein de cette population jeune, sportive et cosmopolite.

10 000 préservatifs… et déjà plus rien
Pour ces Jeux d’hiver, environ 10 000 préservatifs ont été distribués, soit une moyenne d’environ trois unités par athlète. Un chiffre bien inférieur aux 300 000 exemplaires mis à disposition lors des Jeux de Paris 2024, où l’on avait anticipé deux préservatifs par jour et par sportif.
Résultat : le stock italien a été entièrement écoulé en moins de soixante-douze heures. Plusieurs athlètes, cités anonymement dans la presse locale, confirment la rupture. Un réapprovisionnement serait prévu, sans précision sur les délais.
Une tradition olympique bien rodée

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