Réunis en session plénière, les eurodéputés ont largement approuvé le dispositif : 458 voix se sont prononcées en faveur du prêt, contre 140 oppositions. Cette enveloppe de 90 milliards d’euros vise à permettre à l’Ukraine de faire face à ses besoins immédiats, tant sur le plan militaire que budgétaire, alors que le conflit entre dans sa quatrième année.
Le mécanisme repose sur des emprunts communs contractés au niveau européen. Les intérêts, estimés à environ 3 milliards d’euros par an, seront assumés par le budget de l’Union européenne. Quant au remboursement du capital, il est conditionné au versement de réparations de guerre par la Russie.

Le RN vote contre et assume ses réserves
Parmi les opposants au texte figurent principalement des élus issus du groupe d’extrême droite présidé par Jordan Bardella. Malgré des déclarations publiques affichant un soutien à l’Ukraine, les représentants du Rassemblement national ont rejeté le dispositif, invoquant des critiques sur son architecture financière.
Le parti dénonce le « montage » du prêt, sa durée prévue pour 2026-2027 et les conséquences budgétaires pour les États membres, notamment pour la France. Cette position tranche avec la majorité des groupes politiques qui ont défendu la nécessité d’un soutien financier fort et structuré.
Des accusations politiques virulentes

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