Les chercheurs soulignent que ce mécanisme biologique présente certaines similitudes avec celui recherché par des médicaments destinés à traiter les troubles de l’érection, même si les effets observés restent très différents en intensité et en spécificité.
Les spécialistes interrogés rappellent toutefois que la consommation de pastèque ne peut être assimilée à un traitement médical et ne saurait remplacer une prise en charge adaptée lorsqu’un problème de santé est diagnostiqué.
Des quantités importantes nécessaires

Malgré les résultats encourageants observés en laboratoire, plusieurs scientifiques appellent à la prudence. Selon certaines estimations, il faudrait consommer une quantité particulièrement importante de pastèque pour obtenir un apport en citrulline susceptible d’influencer significativement les niveaux d’arginine dans l’organisme.
Les chercheurs évoquent un volume pouvant atteindre environ un litre et demi de pastèque pour produire un effet mesurable, ce qui limite fortement les applications pratiques de ces observations.
Par ailleurs, une consommation excessive du fruit pourrait entraîner certains désagréments. La pastèque possède notamment un effet diurétique naturel, favorisant une augmentation de la production d’urine.
D’autres bénéfices potentiels étudiés par les chercheurs

Au-delà de son influence sur la circulation sanguine, la citrulline intéresse également les chercheurs pour ses possibles effets sur certaines pathologies métaboliques et cardiovasculaires. Des études explorent notamment son rôle potentiel dans l’accompagnement de personnes souffrant d’obésité ou de diabète de type 2.
Les travaux ont également révélé que la peau de la pastèque contient une concentration en citrulline nettement supérieure à celle de la chair, même si cette proportion varie selon les variétés. Les chercheurs observent par ailleurs que les pastèques à chair jaune semblent présenter des concentrations plus élevées que les variétés rouges traditionnelles.
La citrulline n’est toutefois pas exclusive à la pastèque. On en retrouve également dans plusieurs autres végétaux de la famille des cucurbitacées, comme le concombre ou le melon, ainsi que dans certains aliments riches en protéines. Les concentrations les plus importantes seraient notamment présentes dans certaines graines et fruits à coque étudiés par les spécialistes.
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