Dans ce contexte, la ministre a également rejeté l’idée d’un budget rectificatif. Elle estime qu’une telle mesure pourrait favoriser certaines propositions politiques, notamment celles du Rassemblement national, qui défend une baisse de la TVA sur les produits énergétiques à 5 %. Selon elle, une telle réforme représenterait un coût d’environ 12 milliards d’euros pour l’État.
L’exemple italien jugé peu concluant
Pour appuyer sa position, Maud Bregeon a évoqué le cas de l’Italie, où le gouvernement dirigé par Giorgia Meloni a mis en place une réduction des droits d’accise sur les carburants. Cette mesure, équivalente à environ 25 centimes par litre, a été prolongée jusqu’au 1er mai.
Cependant, les autorités françaises estiment que l’impact de ce dispositif est resté limité, la hausse simultanée des prix du pétrole ayant largement compensé les effets attendus. Dans plusieurs régions italiennes, les tarifs du diesel demeurent élevés, souvent supérieurs à 2 euros le litre.

Des tensions logistiques mais pas de pénurie
Parallèlement à la question des prix, des difficultés d’approvisionnement ont été signalées dans certaines stations-service après le week-end prolongé de Pâques. Toutefois, la ministre de l’Énergie a tenu à rassurer sur ce point. Elle affirme qu’aucune pénurie structurelle n’est constatée, ni au niveau des raffineries ni dans l’approvisionnement global.
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