L’anecdote la plus parlante se déroule pourtant loin des salons et des cérémonies. Un jour, à Madrid, Frédéric Hermel monte pour la première fois dans la voiture de Zidane. Il s’attend à entendre une musique tendance, peut-être internationale. Mais dès que le moteur démarre, ce sont des chansons de Francis Cabrel, anciennes et intemporelles, qui emplissent l’habitacle. Pas un album récent, mais une compilation de grands classiques.
Un Zidane « vieux jeu »… et profondément sincère
Surpris, presque déconcerté, le journaliste découvre un Zidane « franchouillard » et assumé dans ses goûts, fidèle à la « vraie chanson française ». Cette scène anodine révèle pourtant beaucoup : un homme resté loyal à ce qui l’a construit, indifférent aux modes, attaché à une forme de simplicité et de cohérence personnelle.
Au fil du trajet, Zinédine Zidane se confie avec douceur, souriant en évoquant cette passion que très peu de gens connaissent. Loin des caméras, loin des enjeux sportifs, ce moment raconte un homme plus que le champion, un être sensible, ancré dans ses souvenirs et dans une culture musicale qui l’a façonné autant que le football.
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