
Entre soutiens politiques transversaux, déclarations maladroites et polémique symbolique, Louis Sarkozy découvre que le terrain électoral est aussi exposé que miné, surtout lorsque le nom qu’il porte résonne déjà dans l’imaginaire collectif.
Installé depuis quelques mois à Menton, Louis Sarkozy s’est imposé à grande vitesse dans le paysage politique local. Le fils de l’ancien président a obtenu sans difficulté l’investiture des Les Républicains, formation historiquement liée à son père, Nicolas Sarkozy. Mais c’est surtout le soutien du parti présidentiel Renaissance qui a surpris, voire crispé. Selon l’entourage de Gabriel Attal, cette décision émane des instances locales. Louis Sarkozy, récemment devenu père, s’est dit « ravi » de cet appui.
Une phrase qui fait déraper la campagne

Cet enthousiasme a toutefois été de courte durée. Une déclaration a immédiatement provoqué un malaise politique majeur : « Je serai même prêt à travailler avec Reconquête et le RN ». En quelques mots, le candidat a déclenché une tempête dans les rangs de Renaissance, qui lui a aussitôt demandé de clarifier sa position vis-à-vis du Rassemblement national.
Une mise au point devenue incontournable
Face à la pression, Louis Sarkozy a rapidement rectifié le tir. « Aucune alliance n’a été et ne sera envisagée avec le RN », a-t-il affirmé, conscient de l’impact de ses propos dans une ville où l’extrême droite est solidement implantée. Lors des législatives de 2024, Alexandra Masson avait été élue dès le premier tour avec 56 % des suffrages. Aujourd’hui candidate à la mairie, elle dénonce l’arrivée de Louis Sarkozy comme un « parachutage », estimant que nombre d’habitants ne comprennent pas sa démarche.
Le contexte politique mentonnais est d’autant plus tendu que le maire sortant, Yves Juhel, poursuivi pour détournement public, ne se représente pas. Plusieurs figures de sa majorité briguent sa succession, dont Florian Champion ou Sandra Paire, ancienne première adjointe et membre des Républicains, qui a claqué la porte du parti en découpant sa carte, se disant trahie par l’investiture accordée à Louis Sarkozy.
Une gauche rassemblée, un paysage éclaté

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