Sur les sols en pierre, les terrasses ou les anciennes vérandas, cette marque pouvait facilement attirer l’attention. Le tracé était régulièrement renouvelé après la pluie ou lorsqu’il commençait à disparaître sous l’effet des passages.
Cette pratique n’avait pourtant aucune fonction décorative. Elle était utilisée pour tenter de limiter l’arrivée des fourmis dans les pièces de la maison. Le seuil constituait une zone stratégique puisqu’il représente souvent l’un des principaux points de passage entre l’extérieur et l’intérieur.
Durant les périodes chaudes, l’activité des colonies devient particulièrement visible. Les ouvrières explorent leur environnement à la recherche de nourriture et peuvent rapidement atteindre une cuisine ou un garde-manger. Quelques insectes suffisent parfois à créer une piste empruntée ensuite par une succession de fourmis.
Le trait de craie était donc placé directement sur leur trajet potentiel. L’objectif consistait à perturber leur progression avant qu’elles ne puissent établir un passage régulier vers les aliments présents dans la maison.

Les fourmis se déplacent grâce à des pistes chimiques
Pour comprendre le principe de cette astuce, il faut observer la manière dont les fourmis communiquent et organisent leurs déplacements collectifs. Leur progression ne repose pas uniquement sur la vue ou sur la mémorisation du terrain.
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