Météo : « gel ininterrompu », des températures sous -15°C, « la journée la plus froide jamais enregistrée en France »
Posted 15 janvier 2026 by: Admin
Après des épisodes de neige, de tempêtes et d’inondations, une douceur étonnante s’est récemment installée sur une partie de la France.

Des températures supérieures aux normales rappellent combien la météo peut être contrastée. Un phénomène qui invite aussi à se replonger dans la mémoire des hivers les plus extrêmes qu’ait connus l’Hexagone.
Ces derniers jours, plusieurs départements ont enregistré des températures proches de 10 °C, avec un excédent de 4 à 6 degrés par rapport aux normales saisonnières. Une anomalie qui tranche avec les images hivernales attendues en janvier et qui surprend les habitants, encore marqués par les récents épisodes de neige et de vents violents.
La tempête Goretti laisse des traces durables
Avant ce redoux, la tempête Goretti a durement frappé l’Hexagone durant la semaine du 5 au 11 janvier. Dans certaines communes, comme Cayeux-sur-Mer, les dégâts ont été considérables. Des habitants, interrogés par France Info, ont décrit des maisons envahies par l’eau, parfois sur plusieurs dizaines de centimètres, laissant derrière elles des logements sinistrés et des réparations lourdes à engager.
Des vents violents et des inondations spectaculaires

Avec des rafales dépassant les 120 km/h, les destructions semblaient inévitables. Téléviseurs hors service, rez-de-chaussée submergés, jardins impraticables : pour de nombreux riverains, le quotidien s’est transformé en parcours du combattant. L’aide des collectivités locales est désormais attendue pour effacer les traces de ce passage dévastateur.
En parallèle, la neige s’est invitée dans le quotidien de millions de Français, perturbant fortement les déplacements, notamment en région parisienne. À Paris, la situation a été particulièrement tendue : l’exploitation du réseau de bus de la RATP a même été suspendue pendant plusieurs jours, une décision rare qui témoigne de l’ampleur de l’épisode.
Souvenirs contrastés chez les Franciliens
Retards, suppressions et embouteillages ont rythmé ces journées difficiles. Certains habitants ont relativisé la situation en se souvenant d’épisodes passés. Interrogé par Le Parisien, un habitant de Poissy évoquait ainsi des hivers anciens, rappelant que quelques flocons ne suffisent pas à effacer des souvenirs de paralysie totale.
L’hiver 1956, l’« enfer blanc » gravé dans l’histoire

Pourtant, ces épisodes récents restent bien éloignés des hivers les plus terribles qu’ait connus la France. L’année 1956 demeure une référence absolue, souvent qualifiée d’« enfer blanc ». Comme l’a rappelé Ouest-France, les températures avaient chuté de près de 15 °C, atteignant des niveaux jamais observés, avec par exemple –10,7 °C à Bordeaux le 2 février.
Selon des données relayées par Sud-Ouest, la vague de froid de 1956 fut la plus longue et la plus intense enregistrée dans l’hémisphère nord depuis 1945. Durant près d’un mois, la température moyenne est restée autour de –10 °C, marquant durablement les esprits et les infrastructures.
1963 et 1985, autres hivers de référence
D’autres épisodes majeurs ont également jalonné l’histoire climatique française. En 1963, l’Europe a traversé l’un des froids les plus glacials du siècle, tandis qu’en janvier 1985, une vague de froid de deux semaines a plongé l’Hexagone dans un gel quasi permanent. Les maximales ne dépassaient parfois pas –15 °C, un phénomène rarissime.
Les chiffres donnent le vertige. À Mouthe, le thermomètre est descendu jusqu’à –41 °C, tandis que Reims enregistrait –22 °C. Météo France et La Chaîne Météo rappellent que le 16 janvier 1985 reste la deuxième journée la plus froide jamais mesurée en France depuis 1947, avec une moyenne nationale de –9,9 °C.







