L’hiver 1956, l’« enfer blanc » gravé dans l’histoire

Pourtant, ces épisodes récents restent bien éloignés des hivers les plus terribles qu’ait connus la France. L’année 1956 demeure une référence absolue, souvent qualifiée d’« enfer blanc ». Comme l’a rappelé Ouest-France, les températures avaient chuté de près de 15 °C, atteignant des niveaux jamais observés, avec par exemple –10,7 °C à Bordeaux le 2 février.
Selon des données relayées par Sud-Ouest, la vague de froid de 1956 fut la plus longue et la plus intense enregistrée dans l’hémisphère nord depuis 1945. Durant près d’un mois, la température moyenne est restée autour de –10 °C, marquant durablement les esprits et les infrastructures.
1963 et 1985, autres hivers de référence
D’autres épisodes majeurs ont également jalonné l’histoire climatique française. En 1963, l’Europe a traversé l’un des froids les plus glacials du siècle, tandis qu’en janvier 1985, une vague de froid de deux semaines a plongé l’Hexagone dans un gel quasi permanent. Les maximales ne dépassaient parfois pas –15 °C, un phénomène rarissime.
Les chiffres donnent le vertige. À Mouthe, le thermomètre est descendu jusqu’à –41 °C, tandis que Reims enregistrait –22 °C. Météo France et La Chaîne Météo rappellent que le 16 janvier 1985 reste la deuxième journée la plus froide jamais mesurée en France depuis 1947, avec une moyenne nationale de –9,9 °C.
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