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6 août 2026
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Nicolas Sarkozy : « On peut dire singe ? Parce qu’on ne peut plus dire neg… », ce dérapage qui n’a pas échappé à la gauche

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Des propos jugés maladroits et choquants

Sur le plateau, Nicolas Sarkozy critique “ces élites qui se pincent le nez”, avant d’ajouter : “qui sont comme les singes qui n’écoutent personne”, s’interrogeant aussitôt sur le droit même d’utiliser ce mot. Dans la foulée, il évoque la disparition du titre Dix petits nègres d’Agatha Christie, rebaptisé Ils étaient dix. La juxtaposition de ces termes, dans un même raisonnement, a immédiatement provoqué un malaise, tant sur le plateau que chez les téléspectateurs.

Une référence culturelle devenue explosive

L’ancien président entendait dénoncer ce qu’il perçoit comme une dérive du politiquement correct et une normalisation excessive du langage. Sur un ton ironique, il lance même : “Elle progresse la société !”. Mais pour beaucoup, l’intention critique s’est noyée dans une formulation hasardeuse, donnant lieu à une association jugée déplacée, voire raciste, entre des mots lourdement chargés d’histoire.

La gauche monte au créneau

Les réactions politiques n’ont pas tardé. Olivier Faure, premier secrétaire du Parti socialiste, dénonce un “racisme sans masque”, estimant que Nicolas Sarkozy associe spontanément des termes profondément stigmatisants. De son côté, Ségolène Royal fait le lien avec le discours de Dakar de 2007, rappelant que l’ancien président avait alors affirmé que “l’homme africain n’était pas suffisamment entré dans l’histoire”.

Une indignation relayée massivement en ligne

Sur les réseaux sociaux, la séquence est disséquée, commentée, critiquée. Adrien Quatennens souligne la “rapidité” avec laquelle les mots se sont enchaînés dans l’esprit de l’ex-président. Éric Coquerel abonde dans le même sens, tandis que Audrey Pulvar parle d’un “racisme décomplexé”, reprochant l’absence de contradiction immédiate sur le plateau.

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