Dans les heures ayant suivi les explosions, de nombreux habitants de Téhéran ont rapidement signalé des difficultés respiratoires et des dépôts inhabituels sur de vastes zones. Ces retombées, observées sur plusieurs kilomètres, témoignent d’une pollution massive et immédiate, suscitant l’inquiétude de la communauté scientifique.
Sans se prononcer sur les causes de l’incident, plusieurs experts alertent sur ses conséquences. Les premiers effets visibles, notamment sur la respiration et la qualité de l’air, laissent craindre un impact durable sur la santé des populations exposées, déjà fragilisées par un environnement urbain saturé.
Des émissions de CO₂ comparables à des milliers de vols

Les incendies déclenchés par les explosions ont libéré des quantités considérables de gaz à effet de serre. Selon les estimations du climatologue Davide Faranda, ces événements pourraient avoir généré entre 100 000 et 900 000 tonnes de CO₂, un ordre de grandeur impressionnant.
Pour mieux saisir l’ampleur du phénomène, les scientifiques établissent une comparaison parlante. Cela équivaudrait à plusieurs milliers de vols commerciaux européens, illustrant la puissance de ces incendies industriels, dont l’impact climatique s’inscrit dans une échelle rarement atteinte pour un événement localisé.
Une ville particulièrement vulnérable à la pollution
La situation est aggravée par les caractéristiques géographiques et climatiques de Téhéran. La capitale iranienne est déjà connue pour ses épisodes fréquents de pollution atmosphérique et de stagnation de l’air, ce qui amplifie les effets des émissions toxiques.
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