
La première plaignante dénonce des faits qui se seraient produits en 2014, en marge d’un événement international de poker. La deuxième accuse Patrick Bruel de viol et de tentative de viol qui auraient eu lieu au cours des années 2000.
La troisième plainte est particulièrement grave sur le plan pénal: elle accuse le chanteur d’agression sexuelle commise alors que la victime présumée n’avait que 15 ans. Les faits allégués se seraient déroulés en septembre 1992 à New York, en marge de l’US Open, tournoi de tennis auquel elle participait en tant que bénévole.
Un dossier déjà lourd: quatre mises en examen couvrant 2008 à 2019
Ces trois nouvelles plaintes s’ajoutent à un dossier judiciaire déjà conséquent. Patrick Bruel avait été mis en examen dans quatre affaires distinctes: un viol à Neuilly-sur-Seine en 2008, une tentative de viol en 2010 à Bruxelles, une affaire d’agression sexuelle et de harcèlement sexuel à Perpignan en 2019, et une autre de harcèlement sexuel à Ajaccio en 2019.

Au total, d’après les informations disponibles, plusieurs dizaines de femmes ont accusé le chanteur de viol et d’agressions sexuelles pour des faits qui se seraient échelonnés entre 1992 et 2019, soit sur près de trois décennies.
Le chanteur avait été placé sous contrôle judiciaire à la suite de sa mise en examen. Il bénéficie à ce jour de la présomption d’innocence, aucune condamnation n’ayant été prononcée à son encontre.
Une mise en examen déjà prononcée
Patrick Bruel avait été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire dans quatre affaires distinctes avant le dépôt de ces trois nouvelles plaintes. La mise en examen signifie qu’il existe des indices graves ou concordants rendant vraisemblable sa participation aux faits reprochés, sans préjuger d’une culpabilité: le chanteur bénéficie de la présomption d’innocence.
La défense réclame que l’affaire se règle «dans le seul cadre pertinent: la justice»
Contactés par l’AFP après ces nouvelles révélations, les avocats de Patrick Bruel, Mes Fanny Colin, Céline Lasek et Christophe Ingrain, ont réagi dans un communiqué commun. Ils ont indiqué que leur client répondrait à «ces accusations fausses dans le seul cadre pertinent et adapté: la justice si elle est saisie de ces faits».

La défense a également tenu à souligner que «seule l’autorité judiciaire est aujourd’hui à même d’établir les faits dans une affaire constamment polluée par le bruit médiatique». Une formulation qui traduit la stratégie adoptée par l’équipe juridique du chanteur: renvoyer tout débat vers les seules instances judiciaires compétentes.

