Un avertissement qui se veut bienveillant, mais sans ambiguïté: dans ce métier, afficher trop ouvertement ses ambitions peut se retourner contre soi. Ruquier parle en connaissance de cause.
En 2014, c’est RTL qui était venu chercher Ruquier — pas l’inverse
Pour appuyer son conseil à Beaugrand, Laurent Ruquier a rappelé les circonstances de sa propre arrivée aux Grosses Têtes: il n’avait pas postulé. C’est la direction de RTL qui était venue le chercher en 2014 pour succéder à Philippe Bouvard, figure tutélaire de l’émission pendant des décennies.

Ce rappel n’est pas anodin. Il dessine une forme de philosophie de carrière: les grandes opportunités se présentent rarement à ceux qui les réclament trop fort. Mieux vaut, selon lui, attendre son heure plutôt que de forcer le destin.
Dix ans plus tard, Ruquier semble solidement installé dans ce rôle qu’il n’avait pas cherché. L’émission spéciale au Dôme de Paris, avec ses 3 000 spectateurs, en est la démonstration la plus visible.
La question de la succession à la tête des Grosses Têtes reste entière: Laurent Ruquier n’a fixé aucune échéance, et RTL n’a fait aucune annonce en ce sens. Christophe Beaugrand, de son côté, devra décider s’il suit ou non le conseil de son patron et tait ses ambitions. L’émission, elle, continue son chemin sur RTL, avec une dynamique interne que cette décennie n’a visiblement pas émoussée.
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