Sarthe : un homme de 73 ans tue son ex-conjointe, puis se suicide
Posted 25 février 2026 by: Admin
Dans la commune paisible de Saint-Jean-d’Assé, un drame a brutalement rompu la quiétude du quotidien.

Le 22 mai 2024, un homme de 73 ans a tué son ex-compagne avant de se donner la mort. Un féminicide de plus qui relance, avec gravité, les interrogations sur la prévention des violences conjugales.
Mercredi 22 mai 2024, à Saint-Jean-d’Assé, en Sarthe, une femme de 67 ans a été abattue aux abords de son domicile. Son ancien compagnon, âgé de 73 ans, a ensuite retourné l’arme contre lui. Le drame s’est déroulé sous les yeux de voisins impuissants, témoins directs d’une scène d’une brutalité insoutenable.
Rapidement alertés, les secours et les gendarmes sont intervenus. Mais à leur arrivée, les deux protagonistes étaient déjà décédés. La petite commune s’est retrouvée plongée dans la stupeur.
Une enquête ouverte pour meurtre avec préméditation
La procureure de la République, Delphine Dewailly, a indiqué qu’une enquête pour meurtre avec préméditation avait été ouverte. Les investigations ont été confiées au groupement de gendarmerie de la Sarthe afin d’établir précisément le déroulement des faits.
Les témoignages des riverains, qui ont donné l’alerte, constituent des éléments clés pour comprendre la chronologie de ce féminicide. Les autorités judiciaires entendent faire toute la lumière sur les circonstances exactes de l’attaque.
Un passé judiciaire déjà lourd

L’auteur des faits n’était pas inconnu de la justice. Séparé de la victime depuis près de deux ans, il avait été placé en garde à vue durant l’été 2023 pour des faits de harcèlement à son encontre. Relaxé en première instance en décembre 2023, il faisait toutefois l’objet d’un appel du parquet.
Le dossier devait être examiné par la cour d’appel d’Angers en septembre. Ce contexte judiciaire alimente aujourd’hui les interrogations sur la capacité du système à prévenir le passage à l’acte.
Un soutien aux proches et aux témoins
Dans les heures suivant le drame, l’association France Victimes a été saisie afin d’accompagner les proches et les témoins. Face à un choc d’une telle ampleur, l’aide psychologique et juridique apparaît indispensable.
Les habitants, profondément marqués, peinent à comprendre comment une telle tragédie a pu se produire sous leurs fenêtres. La communauté reste bouleversée par la violence des faits.
Un féminicide de plus dans un bilan déjà lourd

Selon le ministère de la Justice, 94 féminicides ont été recensés en 2023. Les associations spécialisées estiment toutefois que le nombre réel dépasse la centaine. Le drame de Saint-Jean-d’Assé vient tristement s’ajouter à cette liste.
Chaque affaire rappelle l’urgence d’un renforcement des dispositifs de protection et d’un suivi plus rigoureux des auteurs de violences. La répétition de ces crimes nourrit un sentiment d’impuissance et de colère au sein de l’opinion publique.
Des questions sur la prévention et la justice
Au-delà de l’émotion, cette tragédie soulève des interrogations profondes sur l’efficacité des mécanismes judiciaires existants. La relaxe initiale de l’auteur présumé, malgré des antécédents de harcèlement, interroge.
La prévention des violences conjugales repose sur une vigilance constante et une coordination étroite entre justice, forces de l’ordre et associations. Les experts soulignent la nécessité d’évaluer les signaux d’alerte avec la plus grande rigueur. À Saint-Jean-d’Assé, le choc demeure palpable. Les habitants espèrent que l’enquête permettra d’établir toutes les responsabilités et d’apporter des réponses aux proches de la victime.







