Ce constat amène certains praticiens à recommander, par prudence, un bilan cardiovasculaire lorsque ce signe est marqué, surtout en présence d’autres facteurs de risque.
Des études scientifiques… mais un débat persistant

Le signe de Frank a été décrit pour la première fois en 1973 par le médecin américain Sanders T. Frank. Depuis, plusieurs travaux ont tenté d’en mesurer la portée. Une étude publiée en 2004 dans la revue Dermatology avait mis en évidence une association entre ce pli et des maladies coronariennes.
Plus récemment, en janvier 2024, une publication dans The American Journal of Medicine a de nouveau relevé un lien statistique entre la présence de ce pli et un risque cardiovasculaire plus élevé.
Malgré ces observations, le sujet reste débattu. Le signe de Frank est fréquent chez de nombreuses personnes, y compris sans pathologie cardiaque avérée. Il ne peut donc en aucun cas servir de diagnostic à lui seul. En revanche, s’il est associé à d’autres facteurs comme l’hypertension, le tabagisme, le diabète ou des antécédents familiaux, il peut constituer un élément supplémentaire incitant à consulter.
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