
Détourné de son usage médical, il est promu sur les réseaux sociaux pour des raisons purement esthétiques. Une tendance inquiétante qui pousse les autorités à alerter sur des risques réels et parfois graves.
L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) met en garde contre l’usage détourné de certains traitements contre l’acné. Initialement destinés à traiter des formes sévères de cette affection, ces médicaments sont désormais utilisés pour des objectifs esthétiques, notamment sous l’influence des réseaux sociaux.
La popularité de cette tendance s’explique en partie par la visibilité de certaines personnalités. Des figures très suivies, comme Kendall Jenner, ont contribué à relayer ces pratiques, amplifiant leur diffusion auprès d’un public jeune et souvent peu informé des risques associés.
Une promesse esthétique trompeuse

Au cœur de cette polémique se trouve l’isotrétinoïne, une molécule dérivée de la vitamine A. Présente dans des traitements puissants comme Roaccutane, Curacné ou Procutane, elle est réservée à des cas d’acné sévère résistants aux thérapies classiques.
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