Suivez-nous
5 novembre 2026

TGV: 3,40 € l’eau chaude pour un biberon, la SNCF s’explique

« Nous qui étions dans la file d’attente, sommes restés interloqués, pensant que c’était une sombre blague », a commenté le médecin sur Instagram. Dans un récit rapporté par la presse, il explique avoir cru à une plaisanterie jusqu’à ce que le terminal de paiement soit tendu à la jeune mère.

Elle a fini par payer, malgré sa surprise. Le salarié lui a remis un sachet de thé, compris dans le prix, dont elle n’avait pas besoin. Interpellé par le médecin, le barista a dit avoir appliqué la règle.

Un témoin très suivi en ligne

Olivier Marpeau est chirurgien gynécologue et compte un million d’abonnés sur Instagram sous le pseudonyme mon.gyneco. Il voyageait pour se rendre à un congrès. Il a raconté la scène sur Instagram puis sur LinkedIn.

La SNCF invoque la sécurité alimentaire et une exception pour les biberons

Mal à l’aise, Olivier Marpeau a interpellé un contrôleur. Celui-ci lui a indiqué que la restauration à bord était assurée par le prestataire Newrest Wagons-Lits et l’a invité à déposer une réclamation auprès de la SNCF.

Sollicitée par Le Parisien, la SNCF dit comprendre que la situation ait pu surprendre et même émouvoir. Elle souligne toutefois que les règles de sécurité alimentaire, qui s’appliquent à tous les lieux de restauration, ne permettent pas de transiger: les baristas ne peuvent ni manipuler ni préparer des produits non commercialisés à bord.

Une exception existe pour réchauffer les biberons déjà préparés et les repas des enfants de moins de 3 ans, à condition que le contenu ne soit pas manipulé. Fournir de l’eau chaude pour préparer un biberon, explique la SNCF, « reviendrait à manipuler un produit alimentaire ».

Le médecin affirme avoir reçu une autre réponse via l’application de la compagnie. Elle indiquerait qu’en l’absence de réseau d’eau potable à bord, l’eau du Bistro provient de bouteilles de service en quantités limitées, et que « le prix facturé correspondait ainsi à celui d’une boisson chaude proposée à la vente ».

Près de quatre millions de vues et des témoignages de parents

Publié sur Instagram et LinkedIn, le récit a été partagé des milliers de fois. Olivier Marpeau affirme au quotidien qu’il a été vu près de quatre millions de fois. Dans les commentaires, des internautes ont qualifié la scène de « scandaleuse » ou d’« écœurante ».

Publicité
Partager sur Facebook