Une enquête judiciaire est en cours à Toulouse après le décès d’un homme de 46 ans retrouvé dans un état critique plusieurs jours après une lourde chute à son domicile.

Sa compagne, âgée de 47 ans, a été mise en examen pour non-assistance à personne en danger dans une affaire qui suscite de nombreuses interrogations.
Les faits se sont déroulés à Blagnac, dans l’agglomération de Toulouse. Selon les informations révélées par Midi Libre, un homme de 46 ans aurait été victime d’une importante chute dans son appartement le 27 avril dernier.
L’accident aurait provoqué une perte de connaissance suivie d’un état de grande faiblesse physique. Incapable de se relever ou de se déplacer normalement, l’homme serait resté au sol pendant plusieurs jours.
Sa compagne, présente dans le logement au moment des faits, n’aurait pas immédiatement contacté les secours malgré la dégradation progressive de l’état de santé de la victime.
Les circonstances exactes de cette période restent aujourd’hui au cœur des investigations menées par les enquêteurs.
Les secours alertés plusieurs jours plus tard

Toujours selon les premiers éléments de l’enquête, la femme de 47 ans aurait finalement évoqué la situation lors d’un rendez-vous personnel chez son médecin traitant.
Au cours de cet échange, elle aurait expliqué que son compagnon ne s’alimentait plus depuis plusieurs jours. Le praticien lui aurait alors demandé de prévenir rapidement les secours.
De retour à son domicile, la quadragénaire aurait finalement contacté les pompiers. Les équipes de secours se sont rendues sur place afin de prendre en charge l’homme, dont l’état de santé était alors particulièrement préoccupant.
Transportée aux urgences dans un état critique, la victime est décédée quelques jours plus tard malgré sa prise en charge médicale.
Une enquête a été ouverte afin de déterminer précisément les causes du décès ainsi que l’impact éventuel du délai d’intervention.
Une mise en examen pour non-assistance

À la suite de sa garde à vue, la compagne de la victime a été mise en examen pour des faits qualifiés de non-assistance à personne en danger.
Durant son audition, elle aurait expliqué aux policiers avoir proposé son aide à son compagnon après sa chute. Selon ses déclarations, ce dernier aurait refusé toute assistance.
La femme aurait également affirmé ne pas avoir pleinement mesuré la gravité de la situation médicale au cours des jours suivants.
Les enquêteurs cherchent désormais à établir si une intervention plus rapide aurait pu modifier l’évolution de l’état de santé de la victime.
Le dossier repose notamment sur les expertises médicales et les témoignages recueillis autour des circonstances exactes des faits.

