La question du personnel mobilisé pour la tournée représente un autre poste de coût significatif. Selon le HuffPost, chaque concert mobilisait une centaine d’employés, musiciens compris. Nicolas Petit, chef des informations de Voici, indiquait en août sur BFMTV que les musiciens avaient reçu «l’assurance d’être payés sur les 35 dates, même s’ils n’en font que 3 ou 10». Aucun concert n’ayant finalement eu lieu, le sort de ces garanties contractuelles reste à clarifier.
Aucune assurance ne couvre une annulation volontaire
Sur le plan assurantiel, la situation de Patrick Bruel est défavorable. Laurent Cellot (Marsh France) est formel: dans le cas d’un artiste qui se déprogramme lui-même, «il n’y a pas d’assurance qui rentre en ligne de compte à ma connaissance».
Les polices d’assurance événementielle classiques prévoient une indemnisation pour des causes extérieures et involontaires: intempéries, attentats, actes terroristes, ou indisponibilité de l’artiste pour maladie, accident ou décès. Ce qui en est exclu est précisément ce qui s’applique ici.
Eric Andula, directeur Sports & Événements chez WTW en France, le confirme à l’AFP: sont généralement exclus «tout ce qui a trait aux faits volontaires qui ont pu être occasionnés par cet artiste et bien évidemment tout ce qui est d’ordre criminel». Patrick Bruel devra donc assumer l’intégralité du coût de son annulation sans filet assurantiel.
Faute de couverture assurantielle applicable à une annulation volontaire, Patrick Bruel supporte seul l’ensemble des conséquences financières de sa décision. Les experts du secteur estiment la facture à au moins 2 millions d’euros, un chiffre qui pourrait évoluer selon le règlement des engagements pris envers le personnel et les salles.
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