Interrogée sur Europe 1, Yaël Braun-Pivet s’est opposée à l’idée d’une commission d’enquête parlementaire consacrée au volet français de l’affaire Jeffrey Epstein. Pour elle, un tel dispositif risquerait d’entrer en concurrence directe avec l’autorité judiciaire, qui doit être prioritairement saisie si des éléments concernant la France émergent des documents publiés par la justice américaine.
Sa position repose sur un principe institutionnel fort : la séparation stricte entre le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire. Elle estime qu’une commission parlementaire créerait une « confusion des pouvoirs » dans un dossier aussi sensible.
L’appel de LFI à une commission transpartisane

La proposition de commission d’enquête avait été formulée par La France insoumise, qui souhaite permettre à d’éventuelles victimes, connues ou non, de témoigner devant des élus. Le mouvement évoque également la nécessité d’examiner d’éventuelles « ingérences » ou financements politiques liés à l’affaire.
Cette initiative vise à élargir le débat au-delà du strict cadre judiciaire, en introduisant une dimension politique et institutionnelle à l’examen des faits.
Le cas Jack Lang dans la ligne de mire
Parmi les noms cités dans les documents, celui de Jack Lang a suscité une vive attention. L’ancien ministre a récemment quitté la présidence de l’Institut du monde arabe après l’ouverture d’une enquête du Parquet national financier portant sur des liens d’intérêt financier avec Epstein.
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