Une œuvre étudiante, un symbole en carton, une vidéo virale et, en quelques heures, une affaire devenue politique.

À Mulhouse, une performance artistique a déclenché une réaction judiciaire inattendue, relançant le débat sensible entre liberté de création, respect des institutions et contexte électoral tendu.
À la Haute École des Arts du Rhin à Mulhouse, des étudiants ont frappé à coups de bâton une voiture de police… en carton. Suspendue au plafond comme une piñata, la structure portait l’inscription « ACAB ». La scène, filmée puis diffusée sur les réseaux sociaux, a rapidement dépassé le cadre de l’école pour devenir un sujet national.
Cette performance intervenait alors que des manifestations de policiers se tenaient ailleurs dans le pays, ce qui a contribué à amplifier la portée symbolique de la vidéo.
Une réaction immédiate des autorités
Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez, a qualifié les faits de « franchement inadmissibles » et demandé au préfet du Haut-Rhin de saisir la justice. Une enquête a été ouverte pour outrage aux forces de l’ordre et au drapeau français, une qualification pénale lourde au regard de la nature artistique de la scène.


