Les autorités de l’île britannique de Pitcairn suivent avec attention la situation d’une voyageuse américaine placée en isolement après avoir séjourné à bord du MV Hondius, un navire de croisière concerné par plusieurs cas d’hantavirus.

Même en l’absence de symptômes, ce déplacement à travers plusieurs territoires du Pacifique suscite une vigilance particulière. Les autorités de Pitcairn ont confirmé ce vendredi 15 mai qu’une passagère américaine arrivée récemment sur l’île avait été placée en quarantaine préventive. Cette mesure intervient après son passage à bord du MV Hondius, où plusieurs cas liés à l’hantavirus ont été signalés.
Selon les informations communiquées localement, la voyageuse ne présente actuellement aucun symptôme, mais elle est considérée comme une personne ayant été en contact avec un environnement potentiellement exposé au virus. Les autorités britanniques et sanitaires travaillent désormais conjointement afin de suivre l’évolution de la situation.
Le gouvernement local a précisé que la priorité restait la protection des habitants de cette petite île particulièrement isolée dans le Pacifique.
Un long trajet à travers plusieurs territoires du Pacifique

L’inquiétude des autorités repose principalement sur le parcours effectué par cette passagère après son débarquement du navire. Le MV Hondius, parti d’Ushuaïa début avril, avait fait escale sur plusieurs îles avant de rejoindre Sainte-Hélène.
C’est sur cette île qu’un passager néerlandais avait été débarqué avant son décès, tandis que son épouse avait ensuite été transférée vers l’Afrique du Sud, où elle est également décédée quelque temps plus tard.
Après avoir quitté le navire, la voyageuse américaine a poursuivi un itinéraire passant notamment par San Francisco, Tahiti puis Mangareva avant de rejoindre Pitcairn par bateau.
Des autorités sanitaires en état de vigilance

Le gouvernement de la Polynésie française a indiqué que la passagère n’avait pas signalé aux autorités son passage sur le navire concerné ni son exposition potentielle à l’hantavirus au moment de son transit dans la région.
Même sans symptôme déclaré, les autorités de Pitcairn ont décidé qu’elle ne pourrait pas quitter l’île tant qu’un risque éventuel de transmission ne serait pas totalement écarté. Aucune précision n’a toutefois été donnée sur la durée exacte de cet isolement préventif.
Le porte-parole du gouvernement local a assuré que les autorités restaient en contact étroit avec les services sanitaires britanniques afin d’adapter les mesures si nécessaire.
Cette situation suscite une attention particulière en raison de l’isolement extrême de Pitcairn. L’île ne dispose que d’infrastructures limitées, avec notamment une seule petite épicerie et aucun grand établissement hospitalier sur place.

