Près de 100 000 retraités du secteur privé ont été privés de leur pension complémentaire pendant plusieurs mois, victimes d’une défaillance du système de contrôle automatisé de l’Agirc-Arrco. L’organisme, qui gère les droits de 28 millions de travailleurs, s’est engagé à débloquer 850 millions d’euros pour rembourser intégralement les sommes dues.
En bref
- —Jusqu’à 100 000 retraités privés de pension complémentaire
- —850 millions d’euros débloqués pour les remboursements
- —Aucun délai de prescription : chaque assuré sera remboursé
Un algorithme trop strict à l’origine du blocage
Fin 2025, l’Agirc-Arrco a déployé un nouveau système de contrôle automatisé destiné à sécuriser les versements de pensions. Concrètement, ce dispositif prévoyait de suspendre les paiements dès lors qu’un assuré ne répondait pas à un courrier de vérification dans les délais impartis.

Le problème : l’algorithme s’est révélé trop rigide, ne tenant aucun compte des difficultés rencontrées par certains retraités pour accéder à internet ou pour répondre à un courrier administratif. Dès qu’un document manquait, les versements étaient stoppés, sans examen individuel de la situation.
Ce fonctionnement automatique et sans discernement a conduit à des situations dramatiques : des retraités ont découvert leur compte bancaire anormalement vide, parfois pendant plusieurs mois consécutifs, sans comprendre immédiatement la cause du problème.
L’Agirc-Arrco, un pilier de la retraite des salariés du privé
L’Agirc-Arrco est le régime de retraite complémentaire obligatoire des salariés du secteur privé en France. Il gère les droits de 28 millions de travailleurs et verse chaque mois des pensions à des millions de retraités, en complément de la retraite de base versée par la Sécurité sociale. Son fonctionnement repose sur la collecte de cotisations auprès des employeurs et des salariés.

