Alors qu’Emmanuel Grégoire et Rachida Dati s’affrontent au second tour des municipales parisiennes de 2026 sur le thème de la propreté, ce débat a une histoire ancienne. Dès 1977, Jacques Chirac, premier maire de Paris depuis près de 105 ans, en avait fait sa priorité absolue — jusqu’à inventer un engin resté dans toutes les mémoires pour de mauvaises raisons.
En bref
- —16 tonnes de déjections canines par jour sur les trottoirs parisiens en 1977
- —La motocrotte lancée en 1982 avec J.C Decaux, surnommée « chiraclette »
- —4,5 millions d’euros par an pour ne ramasser que 20 % des excréments
1977: Chirac fait de la crotte de chien un enjeu électoral majeur
À la fin des années 1970, les trottoirs parisiens sont envahis: environ 16 tonnes de déjections canines s’y accumulent chaque jour. Pour de nombreux habitants, cette « pollution canine » s’impose comme le problème numéro un du quotidien.

Lors des municipales de 1977, Jacques Chirac perçoit l’enjeu. En remportant le scrutin, il devient le premier maire de Paris depuis près de 105 ans — et fait immédiatement de la propreté des rues son cheval de bataille.
Il crée une Direction de la Propreté de Paris, impose le fameux vert bambou aux engins de nettoyage et commande un baromètre de la propreté pour mesurer la satisfaction des usagers. L’objectif est autant symbolique que pratique: montrer aux Parisiens que la ville agit.
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