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5 novembre 2026

Agathe Hilairet: 110 gendarmes pour la reconstitution à Vivonne

Du 10 avril au 4 mai: trois semaines de recherches sur 100 km²

Le 10 avril 2025, Agathe Hilairet quitte le domicile de ses parents à Vivonne pour aller courir, comme à son habitude. Elle disparaît vers 10 h 30. Son père, ne la voyant pas revenir, donne l’alerte auprès des gendarmes quelques heures plus tard.

Un appel à témoins est lancé et les recherches s’étendent sur un périmètre de 100 km². Pendant trois semaines, une centaine de militaires, un hélicoptère, des drones et des plongeurs sont mobilisés, et la forêt est passée au crible. Au total, 130 personnes sont auditionnées.

Le 4 mai, un promeneur découvre le corps dans un secteur boisé, dissimulé sous des branchages, hors du périmètre de recherche. Resté plusieurs semaines dans la nature, il n’a pas permis à l’autopsie de déterminer la cause précise du décès.

La montre connectée a révélé que le corps avait été déplacé

Coureuse expérimentée, Agathe Hilairet portait une montre connectée pour analyser ses performances. Retrouvée par les enquêteurs, elle leur a fourni deux indications. Les battements du cœur enregistrés montrent un rythme qui s’accélère juste avant de s’arrêter d’un coup.

Son GPS permet de connaître avec précision le parcours suivi ce jour-là. La montre a cessé d’émettre sur un chemin en forêt, près de la voie ferrée, alors que le corps a été retrouvé à des centaines de mètres, dans une zone isolée et éloignée de son parcours habituel.

Pour le général François Daoust, ancien directeur de l’Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale, ces données ont été décisives: « La montre avec le programme sur le téléphone a été vraiment essentielle pour expliquer que son décès n’était pas dû à une cause naturelle, mais avec un stress particulier venant de l’extérieur et un stress dû à quelqu’un d’autre, puisque son corps a été déplacé ».

Dès les premiers mois, une vingtaine de gendarmes de la section de recherche de Poitiers se sont concentrés sur l’intervention d’un tiers. Ils ont étudié le bornage des téléphones et les données GPS des véhicules présents sur la zone de disparition.

À Vivonne, la reconstitution devait durer de longues heures, le suspect rejouant ses déplacements dans le bois et au volant de sa Renault Mégane, sous le regard des gendarmes et des magistrats.

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