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15 septembre 2026
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Blessé par balle sur scène à Ajaccio en 1997: ce qu’Obispo a raconté

L’artiste n’est pas le seul touché: des impacts sont également relevés à son pied et sur ses musiciens. Le concert, transformé en scène de chaos, laisse une marque durable sur celui qui interprète alors Lucie devant des milliers de spectateurs.

2 cm
La distance qui séparait le projectile de l’œil de Pascal Obispo lors du tir de carabine à plomb à Ajaccio en 1997.

La version d’Obispo: une rivalité amoureuse improbable

Invité en 2019 sur le plateau de Ça ne sortira pas d’ici face à Michel Cymes sur France 2, Pascal Obispo revient sur l’épisode avec un mélange de gravité et d’ironie. Il livre une explication pour le moins inattendue: l’agression serait née d’une querelle de couple.

« Si c’était tombé 2 cm plus bas que le sourcil, j’avais l’œil crevé. Il a tiré aussi dans le pied et sur mes musiciens. C’était une histoire de jalousie dans un couple. A priori, la femme a dit ‘Obispo je me le fais quand je veux’, et l’homme a répondu ‘moi aussi je me le fais quand je veux’ », raconte-t-il.

Le chanteur présente lui-même cette version au conditionnel — « a priori » — sans en faire une certitude établie.

Un fait divers longtemps resté dans l’ombre

L’incident du 28 juillet 1997 n’a jamais figuré parmi les anecdotes les plus connues de la carrière de Pascal Obispo. C’est son passage dans l’émission Ça ne sortira pas d’ici en 2019, face à Michel Cymes sur France 2, qui a remis cet épisode en lumière. À l’époque des faits, Libération avait couvert l’affaire dès le 30 juillet 1997, avec une version des motivations sensiblement différente de celle que le chanteur a livrée des années plus tard.

Ce que Libération écrivait deux jours après les faits

Dans ses colonnes du 30 juillet 1997, le quotidien Libération rapportait une tout autre réalité. Les tireurs, selon ce compte rendu, étaient trois jeunes vacanciers originaires du Nord et de la région parisienne.

Lors de leur garde à vue, ces derniers auraient avoué aux forces de l’ordre avoir agi parce qu’ils « n’aimaient pas Pascal Obispo ». Aucune jalousie amoureuse dans cette version: un rejet artistique pur et simple, formulé sans détour.

Les deux récits — celui du chanteur deux décennies plus tard et celui des enquêteurs à chaud — restent donc contradictoires, sans que la source permette de trancher entre l’un et l’autre.

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