La DDETSPP intervient, mais la propriétaire refuse d’obtempérer
Face à l’urgence, la DDETSPP a mis en demeure la propriétaire des chevaux, identifiée sous le prénom Catherine, de pourvoir aux besoins essentiels des animaux dans un délai de 48 heures.

Quelques jours plus tard, les autorités ont reçu un courrier d’opposition à cette mise en demeure. Lors d’une seconde visite sur place, aucune amélioration n’avait été constatée. Les chevaux se trouvaient toujours dans le même état de dénuement.
Devant ce refus d’agir, la décision a été prise de confier les deux animaux à l’association CHEVAL ESPOIR 38, chargée de leur prise en charge et de leur réhabilitation.
La protection animale en milieu rural, un défi persistant
En France, la maltraitance animale est un délit passible de poursuites pénales, mais son traitement reste inégal selon les territoires. Dans les zones rurales et de montagne, l’isolement géographique complique la détection des cas de négligence et retarde les interventions. Les associations comme CHEVAL ESPOIR 38 jouent un rôle crucial en suppléant les pouvoirs publics pour la prise en charge des animaux saisis.
Un cheval meurt, l’association décrit un état critique
Malgré la prise en charge par l’association, l’un des deux chevaux n’a pas survécu. Trop affaibli par la malnutrition, il est mort des suites de son état de santé dégradé.

La présidente de CHEVAL ESPOIR 38 a témoigné avec émotion de l’état des animaux à leur arrivée. Le cheval encore en vie s’est précipité sur la nourriture et l’eau, buvant plus de 70 litres d’un coup. Elle a décrit les multiples pathologies dont souffraient les équidés et les difficultés logistiques pour leur apporter des soins adaptés.
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