Suivez-nous
23 juillet 2026
Derniers articles

CECOT : la prison la plus terrible du monde, un « cimetière d’hommes vivants »

140 %
C’est le taux de suroccupation des prisons françaises au 1er mai 2026, selon le ministère de la Justice.

Le CECOT, une prison inaugurée en 2023 pour terroriser les gangs

Le Centro de Confinamiento del Terrorismo, dit CECOT, a été inauguré en 2023 au Salvador, petit pays d’Amérique centrale d’environ six millions d’habitants. Son existence répond à la volonté du président Nayib Bukele de mener une lutte frontale contre les gangs qui gangrenaient le pays depuis des décennies.

Façade extérieure du centre de détention CECOT au Salvador avec miradors
Image d’illustration © #etrehrx

La politique sécuritaire de Bukele a effectivement contribué à réduire drastiquement la violence dans les rues salvadoriennes. Mais elle a aussi conduit à une explosion du nombre de personnes incarcérées, au point que le CECOT est rapidement devenu un symbole mondial de la répression de masse.

L’établissement a attiré l’attention internationale en 2025, lorsque Kristi Noem, alors responsable de la Sécurité intérieure de l’administration Trump, s’y est rendue en visite. Elle y a présenté les lieux accueillant des délinquants salvadoriens expulsés des États-Unis, révélant au monde entier les images de ces hommes tatoués détenus dans de gigantesques cages.

La lutte anti-gangs de Bukele

Depuis son élection en 2019, le président salvadorien Nayib Bukele a fait de l’éradication des gangs, notamment le MS-13 et le Barrio 18, sa priorité absolue. En 2022, il a décrété l’état d’urgence, permettant des arrestations massives. Si la criminalité de rue a fortement reculé, cette politique est régulièrement dénoncée par les organisations de défense des droits humains pour ses dérives et l’absence de garanties judiciaires.

Publicité

Des conditions de détention inhumaines : 80 hommes par cellule

Le journaliste britannique Richard Madeley a pu visiter le CECOT et en a tiré un documentaire diffusé le 27 mai 2026 sur la chaîne Channel 5. C’est le directeur de la prison lui-même qui qualifie l’établissement de « cimetière d’hommes vivants » : les détenus y sont enfermés pour le restant de leurs jours, sans aucun espoir de libération.

Cellule surpeuplée avec lits métalliques superposés sans matelas au CECOT
Image d’illustration © #etrehrx

Les conditions de détention documentées par Madeley sont extrêmes. Les prisonniers dorment à 80 par cellule sur des lits métalliques superposés, sans matelas ni couverture. La lumière reste allumée 24 heures sur 24. Ils ne disposent que de deux lavabos et deux toilettes pour une centaine de personnes.

Publicité
Publicité

Articles suggérés

Partager sur Facebook